Le bouquetin pris pour cible par de riches touristes en mal de sensations fortes

C’est avec une extrême véhémence que la SPA Valais se voit contrainte de réagir devant les horreurs que subissent les bouquetins. Elle s’indigne que de telles pratiques puissent avoir lieu impunément et en toute légalité sur le territoire suisse.

Le reportage de la TSR montre des images d’une violence révoltante à l’encontre d’animaux paisibles et sans défense qui ne demandent qu’à vivre librement et à connaître une mort naturelle et digne.

L’indifférence choquante des autorités et des politiciens valaisans qui couvrent cette pratique barbare pour de sombres raisons pécuniaires entache aussi l’image de nos chasseurs qui, eux, doivent non seulement être titulaires d’un permis, mais ont aussi le devoir de respecter les règles de la chasse.

Or que voit-on ? Ces « clients », brandissant des liasses de billets, peuvent s’affranchir de toutes ces obligations ! Et c’est ainsi que le téléspectateur assiste, médusé, révolté et impuissant, à l’agonie de bouquetins privés d’une mort digne, abattus uniquement pour que leurs cornes, trophées pitoyables, ornent un quelconque mur … de la honte.

Aussi, les amis des animaux veulent-ils de la part des autorités des actes concrets, rapides et fermes, à la hauteur de la gravité de ce safari d’un nouveau genre, tout à la fois monstrueux et, disons-le, indigne d’une société civilisée, qui se dit et se veut respectueuse de la vie humaine et animale. Rien, proclamons-le bien fort, ne peut justifier de tels agissements. Comment peut-on éprouver du plaisir à abattre ainsi, sans risque aucun et sans gloire aucune, un bouquetin, ornement pittoresque de nos montagnes ? Et dans le but avoué de remplir les caisses ! C’est lamentable !

Par conséquent, nous demandons instamment aux politiciens responsables de faire cesser dans les meilleurs délais cette pratique abjecte qui viole la loi sur la protection des animaux et révolte non seulement les organismes de défense des animaux, mais aussi la conscience de tout être humain.

Billana Perruchoud présidente de la SPA Valais

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